Toyota Prius+ Une familiale branchée

18/04/2016 Admin
Voiture

Première 7 places hybride, elle fera le bonheur des familles… mais aussi des chauffeurs de taxi. La Prius+ reçoit au passage des batteries lithium-ion, plus chères mais plus légères et moins encombrantes que celles au nickel-hydrure.

Dans la rue, la Toyota Prius+ ne peut renier son lien de parenté avec la Prius classique. Certes plus longue de 13,5 cm que cette dernière, elle se distingue surtout par sa forme de pavillon favorisant la garde au toit aux places de la 2′ rangée (+ 4,5 cm) et leur accès grâce à des portes arrière agrandies de 150 mm ! À bord, Toyota-Prius-plussi les 7 places obtenues par l’adoption d’un plancher central de… Corolla Verso sont bien là, en pratique il vaudra mieux tabler sur un agrandissement de l’espace pour les 5 places du modèle traditionnel, assorti d’un volume de coffre majoré. S’asseoir au volant ne pose aucun souci, pas plus que de trouver une bonne position de conduite. Tout naturellement, le coude droit vient s’appuyer sur l’imposante console centrale que l’on soupçonne être un vaste rangement. Pari perdu. En fait de rangement, le couvercle n’abrite qu’un tout petit espace susceptible Lie loger quelques menus objets. Là où aurait pu se nicher une véritable caverne d’Ali Baba comme sur un Scénic se cachent en réalité les nouvelles batteries au lithium-ion, d’un poids allégé de 8 kg par rapport à l’ensemble nickel-hydrure de la Prius normale (54 kg tout de même!) et plus compactes de 50 % environ. Sur votre tête, un toit panoramique… en résine. Toyota est très fier d’annoncer que l’emploi de ce matériau a permis un gain de poids substantiel de 17 kg par rapport au même élément en verre et d’abaisser le centre de gravité, tout en augmentant de 84 l’isolation thermique.

Sur le plan technique, l’amateur applaudira toutes les améliorations apportées. L’esthète, en revanche, sera déçu par la piètre qualité visuelle des plastiques utilisés pour la finition. Quant à l’épicurien de la conduite, il ne sera pas convaincu. En ville, sur un filet de gaz, la Prius+ évolue effectivement avec aisance dans le trafic. Les passagers arrière apprécieront les vitres qui s’escamotent presque totalement dans les portières et les filets latéraux de protection contre les rayons du soleil épousant parfaitement la découpe Toyota_Prius+des vitres, mais le conducteur sera moins enthousiasmé par le côté spongieux de la pédale de frein. Celle-ci impose une pression vigoureuse pour obtenir un ralentissement franc. I )ès que le trafic se fluidifie, naturellement, vous enfoncez la pédale d’accélérateur pour augmenter le rythme. Et là, tout se complique. Si vous désirez obtenir un résultat acceptable sans bruit, 1 d vous faudra un pied de ballerine et une sensibilité exceptionnelle pour éviter le boucan du moteur amplifié par un bruit évoquant un embrayage qui patine. Certes, par rapport aux premières générations de Prius, Toyota a beaucoup travaillé sur cet aspect du problème et réalisé de sensibles progrès… mais qui restent bien insuffisants pour une oreille mécanique normalement constituée. En supposant que vous soyez pressé, si accélérer rageusement, mode Power engagé, ne sert pratiquement à rien côté sensations, en revanche côté raffut, vous ne serez pas épargnés. Dans tous les cas, la Prius+ reste indolente, voire poussive.