Citroën DS-X, L’esprit de conquête

18/04/2016 Admin
Voiture

Un SUV est bel et bien en préparation pour étoffer la gamme DS. Un créneau sur lequel les constructeurs français restent encore trop timides. Cette offre permettra à la griffe tendance de Citroën d’asseoir son positionnement haut de gamme mais aussi de faciliter son implantation en Chine. Pour investir le segment, plusieurs choix se présentaient à la marque aux chevrons : une déclinaison de la DS3 rehaussée, un remodelage du C4 Aircross façon DS ou bien une DS4 encore surélevée.

Si le nouveau venu veut conquérir l’empire du Milieu, il doit être imposant. Ce qui exclut la DS3. Malgré certains attributs esthétiques qui auraient pu l’intégrer à la ligne DS, le C4 Air-cross (produit par Mitsubishi) restera l’apanage de la gamme Citroën standard. Enfin, concernant la DS4, son positionnementcitroen ds-xhybride (berline très haute sur pattes) n’en fait pas pour autant une rivale des SUV, et le fabricant français n’envisage pas de dénaturer le concept en la rehaussant encore. Selon nos informations, Citroën planche sur une solution totalement inédite pour lui : développer son propre modèle, d’un gabarit quasiment similaire à celui des Audi Q5 et BMW X3 (4,60 m environ). Pour cela, les ingénieurs vont reprendre des modules de la plate-forme de la DS5. Celle-ci offre de nombreux avantages: son architecture permet de décliner un crossover (comme c’est le cas avec le Peugeot 3008) et, surtout, elle peut aisément recevoir le système hybride maison avec l’implantation du moteur électrique sur l’essieu arrière. Les trains roulants seront donc identiques à ceux de la DS5, avec des voies légèrement élargies. Autre intérêt : l’assemblage pourrait être réalisé entièrement en France, à Sochaux (pour les versions européennes), sur les mêmes lignes que la DS5 et le Peugeot 3008.

Si mécaniquement, ces autos seront très proches, esthétiquement, le futur SUV signera une réelle évolution. Le style sera plus marqué que celui des DS actuelles et s’inspirera directement du concept Numéro 9 dévoilé au Salon de Pékin, en avril dernier. Jean-Pierre Ploué, responsable du style PSA Peugeot-Citroën, veut, avec la ligne DS, jouer à fond la carte du luxe à la parisienne. La calandre sera ainsi mise en avant dans un écrin de chrome s’étirant au-delà des optiques et entourant une pièce de polycarbonate. Les phares seront plus effilés et les guides de LED plus soignés. De profil, l’auto donnera l’impression d’arborer un toit suspendu. La poupe offrira un style très travaillé, toujours issu du même concept. Le hayon viendra mordre sur les flancs, à l’image des SUV d’Audi. La ligne du toit descendra rapidement pour dynamiser l’ensemble. Quant à l’habitacle, il pourrait adopter certains éléments développés pour la DS5 afin de rationaliser les coûts de production.

 

Sous le capot, Citroën ne dispose pas d’une banque d’organes infinie. La gamme des motorisations sera donc calquée sur celle de la DS5 avec un éventail de puissances toutefois plus large. Si l’offre diesel (non hybride) se contentera du 2.0 HDi de 163 ch, le 1.6 THP (essence) devrait développer de 156 à 256 ch. Les versions hybrides seront bien évidemment au rendez-vous avec l’actuelle association 2.0 HDi et électromoteur à l’arrière. Elle sera épaulée par une déclinaison essence reprenant le 1.6 THP qui délivrera pour l’occasion plus de 220 ch. Cette proposition sera dans un premier temps réservée au marché chinois, mais pourrait tout à fait débarquer en Europe, notamment pour renforcer l’image de Citroën en Allemagne.

Le SUV n’est plus une niche dont les ventes fluctuent au gré des modes. C’est le segment fort du moment sur lequel les constructeurs français accusent du retard. Avec le DS-X, Citroën fait coup double en investissant réellement le segment des SUV et en s’affirmant dans le premium.