2 modèles, anti-crise

22/04/2016 Admin

Mercedes SL

Le roadster Mercedes SL est né léger. Une caractéristique qu’il a un peu oubliée au fil du temps et des générations. Et que le nouveau modèle a remise au gout du jour au prix d’un régime drastique

Plaisir contrôlé

Sans aller jusqu'à dire que le nouveau SL  est revenu aux fondamentaux du concept, on constatera que le progrès est manifeste avec une baisse de poids substantielle de 125 kg obtenue notamment en abandonnant la coque en acier pour une structure constituée majoritairement d'aluminium. Au démarrage,mercedes_sl_interieur il faut vraiment tendre l'oreille pour deviner le souffle rauque du V8. En écrasant l'accélérateur, changement total d'univers, le conducteur se retrouve collé au dossier du siège. Pas un exploit, juste une chose normale dans un engin propulsé par un V8 biturbo dégageant un couple de 700 Nm. Équipé de pneus très larges à profil ultra-bas, le roadster digère plutôt sèchement les ralentisseurs et autres obstacles transversaux. En revanche, le passage de ces obstacles ne trahit aucune faiblesse structurelle. Un bon point rapidement confirmé dès que la route se dégage et que l'itinéraire devient sinueux. On découvre alors un SL transfiguré, faisant étalage d'une vivacité de comportement inconnue depuis quelques décennies. Pour progresser davantage, il lui reste à perdre encore une bonne centaine de kilogrammes et à adopter une boîte plus réactive. Enfin, on ne serait pas contre une mise au régime du côté des tarifs...

Toyota GT86

Sur le papier, la GT86 a tout ce qu’il faut où il faut : une ligne à faire tourner les têtes, une mécanique pointue et un bon châssis. Le sans-faute ?

Sportive de Pointe

toyota-gt86En théorie, la GT86 est la copie de la Subaru BRZ. En réalité, elle s'en démarque sur des points précis et d'importance  pour une sportive, à commencer par le tarage des ressorts, légèrement moins ferme que celui de la Subaru.

Dès les premiers mètres, la "Toy” prend l’avantage sur sa jumelle. Elle est plus confortable, ne martyrise plus les vertèbres sans tomber pour autant dans l'amortissement caoutchouc. Autre point fort de la GT86 le freinage. Mais pour le coup, Toyota a triché, se réservant les plaquettes les plus efficaces, celles utilisées par Subaru ne donnant pas (à juste titre) satisfaction. Au final, la copie se révèle plus plaisante, pelle que soit l'utilisation. Son roulis plus marqué rend même l'auto plus joueuse. Direction et boîte de vitesses demeurent des modèles de précision, tout comme la position de conduite, très basse et ergonomique.

Toyota_GT86_Interieur

Reste le moteur, malheureusement toujours assez creux. Certes, son centre de gravité très bas assure un excellent placement du train avant, mais son manque de couple et sa sonorité quelconque gâchent la fête. Et comme Tetsuya Tada, responsable du programme GT86, s'oppose à l'adjonction d'un turbo, il faudra faire avec et ne pas hésiter à placer l'aiguille du compte-tours le plus souvent possible à la limite de la zone rouge pour en tirer toute la quintessence.